Panamera - 18

Porsche a dévoilé sa nouvelle Panamera ce soir à Berlin après les teasers devenus traditionnels. Le résultat est nettement plus équilibré et réussi que la première génération.

La différence peut sembler imperceptible, et pourtant le dessin de la Panamera a été totalement revu pour se rapprocher quelque peu de celui de la 911. C’est tout du moins ce qu’affirme Porsche, et même si la ressemblance avec la GT vedette de la marque peut sembler surfaite, je trouve que cette nouvelle Panamera est nettement plus réussie que l’ancienne. Elle est un peu ce qu’aurait dû être la première génération, qui s’est pourtant très bien vendue malgré son physique peu avenant (150 000 exemplaires à ce jour). Sous certains angles, elle rappelle même la très réussie Porsche 989 qui n’a hélas pas connu la production en série qu’elle aurait mérité.

Le gabarit évolue peu : 5,04 m de long (+ 34 mm), 1,93 m de large (+ 6 mm) et 1,42 m de haut (+ 5 mm). Le profil fastback évolue en diminuant la hauteur de la partie arrière du pavillon de 20 mm, pour améliorer le dynamisme visuel. Dans le même esprit, l’empattement est allongé et les porte à faux réduit. L’extracteur d’air au sortir des ailes avant est conservée, mais ce n’est pas l’élément le plus heureux à mon sens, alourdissant inutilement la ligne. Au final, la voiture apparaît transfigurée et bien plus agréable à regarder. A vérifier de visu dans la rue !

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La signature lumineuse avant reprend les 4 points devenus traditionnels chez Porsche tandis que les feux arrières 3D sont très réussis. Ils présentent une bande de LED qui occupe toute la largeur du hayon, rappelant les anciennes 911. Un aileron arrière rétractable vient se poser sur le hayon. Il se divise en deux parties et s’élargit spectaculairement sur la Turbo pour améliorer les appuis, comme sur la première génération d’ailleurs.

Je ne sais pas pour vous, mais ça me fait bigrement penser à un Transformer…

Les motorisations ont été totalement revues. La Panamera accueille ainsi un V6 et un V8 essence, tous deux biturbo. Cette double suralimentation est également de la partie sur le V8 diesel. Les puissances sont respectivement de 440, 550 et 422 ch. Une transmission intégrale est disponible sur toutes les versions, la boîte de vitesse étant une PDK 8 rapports à double embrayage. L’architecture des moteurs place les turbos au milieu du « V » pour améliorer le temps de réponse et abaisser le centre de gravité. Des développements futurs sont déjà prévus, on pourra donc attendre une version Turbo S encore plus puissante. Les poids des véhicules n’ont hélas pas encore été communiqués.

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Concernant le châssis, les technos habituelles de Porsche sont bien sûr de la partie : suspension pneumatique adaptative gérée par le système PASM, une stabilisation du roulis active et une direction électromagnétique. J’en oublie sans doutes, mais pour simplifier : elle a tout ! Ah oui, même les roues arrières directrices, reprises des 918 Spyder et 911 Turbo.

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Les performances sont de tout premier ordre (c’est une Porsche malgré tout, même avec 5 portes et un hayon). La Panamera 4S à moteur V6 est capable d’un 0 à 100 km/h en 4,4 secondes et d’une VMax de 289 km/h. Pour la Turbo V8, comptez 3,8 secondes et 306 km/h. Quant au V8 diesel, ce sera 285 km/h et 4,5 secondes. Porsche affirme par ailleurs qu’il s’agit là du véhicule à moteur diesel le plus rapide du monde. A noter que tous ces chronos peuvent être encore améliorés à l’aide du Chrono Sport Pack optionnel qui fait gagner environ 0,2 secondes sur l’exercice du 0 à 100 km/h.

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Si l’extérieur est une évolution en douceur, et nettement dans le bon sens, l’habitacle est lui très novateur pour Porsche. Il ne reste en tout et pour tout qu’un seul compteur analogique : le compte-tour, posé bien en face du conducteur, à la Porsche. Ah si, il reste aussi le traditionnel chrono au milieu ! Tous les autres cadrans et compteurs sont devenus des écrans LCD configurables, dont une grande dalle tactile de 12,3 pouces dans la continuité du tunnel central.

Terminée l’ergonomie « une fonction / un bouton » qui peuplait la planche de bord des Porsche d’une kyrielle d’interrupteurs en tous genre. Bienvenue à plus de simplicité (vous avez dit Tesla ? oh, quelle drôle d’idée). Le système Porsche Communication Management est compatible Apple Car Play (et visiblement pas Android). La Panamera n’oublie pas d’être pratique : banquette rabattable 40/20/40 et coffre d’une capacité confortable de 495 l (jusqu’à 1304 litres). Forcément, comme toute Porsche qui se respecte la liste des options de personnalisation sera virtuellement infinie et comprendra un toit vitré, une audio Burmeister, des sièges massants, etc…

La nouvelle Panamera sera disponible à partir du mois de novembre. Les tarifs en Allemagne : 113 027 € pour la Panamera 4S, 116 954 pour la 4S diesel et 153 011 pour la Panamera Turbo.

Plutôt une bonne surprise cette Panamera, tant le premier opus avait laissé, malgré ses qualités, les amateurs de la marque sur leur faim. Design plus réussi, habitacle innovant et nouvelles motorisations plus performantes, il s’agira à première vue d’un produit bien né. A vérifier ! Outre une future Turbo S annoncée en filigrane, il faudra s’attendre à d’autres développements dont une version hybride rechargeable et sans doutes un diesel V6 plus abordable. Voilà pour la motorisation.

Sport Turismo

Des variantes de carrosserie sont aussi attendues pour la première fois : outre un version Shooting Brake inspirée du concept Sport Turismo, il se murmure qu’un coupé Panamera viendrait reprendre le flambeau des GT à moteur avant, délaissées depuis l’arrêt de la 928.

Crédits photo : Porsche