La décision du conseil “scientifique” des indices de NYSE Euronext devrait être annoncée au plus tard le 7 septembre avant d’être effective à partir du vendredi 21 septembre après la clôture du marché c’est à dire dès la séance boursière du lundi 24 septembre. Ainsi selon différents analystes financiers, des agences de notation le groupe PSA aurait désormais une capitalisation boursière insuffisante pour justifier son maintien parmi les 40 plus fortes valeurs de la bourse de Paris.

En Bourse, PSA ne vaut plus  que 2,45 milliards d’euros, l’action ayant abandonné plus de 30% depuis le début 2012 (6,995 euros à la clôture vendredi en fin d’après midi)  après une chute de 57% en 2011 ce qui fait que la valeur boursière PSA a perdu 72% en 20 mois. Le constructeur automobile est ainsi devenu la deuxième plus faible capitalisation boursière du CAC 40 (39eme position) juste devant Alcatel-Lucent (2,35 milliards d’euros) qui est dernier de l’indice parisien. Cette triste évolution (liée en grande partie à la spéculation) de PSA Peugeot Citroën va t-elle faire que le groupe industriel sera sorti du CAC 40 dans les prochaines semaines ? La forte chute du cours de ses actions rend ce scénario de plus en plus probable d’ici à la fin septembre 2012. Des “analystes” ou des financiers travaillant pour des clients en “sous main” estiment que le groupe est aujourd’hui la valeur la plus menacée par l’expulsion du CAC 40 sauf rebond exceptionnel ou décision politique, ce qui est actuellement peu probable. Le bon été de la 208 (1ere vente sur le marché en français depuis début juillet et cinquième au niveau européen depuis la même date) n’y changera rien si l’on en croit les banquiers.

En Bourse, PSA n’est plus valorisé qu’à hauteur de  2,45 milliards d’euro et il va falloir attendre d’avoir les détails du plan de redressement de Peugeot mi-septembre, qui pourrait permettre de remettre la société sur les rails, pour voir comment la tendance va évoluer. Reste que si le titre venait à descendre sous le cours boursier de 6.0€  il serait extrêmement difficile à PSA de justifier sa place parmi les grandes valeurs du CAC 40. Chez certains cabinets d’audit et d’analyse, on voir même PSA en proie “OPAble” avant la fin de l’année soit dans le cadre d’une OPA hostile soit dans le cadre d’une mise en place de participations croisées avec un ou plusieurs acteurs du monde automobile ou de la finance.

Reste que cette sortie du CAC 40 n’aura rien de mortel pour Peugeot puisque certains disent que cela permettra au groupe français de travailler avec plus de sérénité et moins de pression boursière mais quand on voit le plongeon de l’action et les propos de certains banquiers, conseils ou analystes on peut aussi se poser la question du fait de savoir s’il n’y aurait pas anguille sous le lion sochalien même si on peut sérieusement douter d’une OPA hostile à court ou moyen terme notamment à cause de la présence de GM au capital ou de la valeur réelle des actifs du groupe et cela sans compter les fonds aujourd’hui présents dans le capital de PSA qui seront tous en situation de vente à découvert s’il devait y avoir des rachats de parts du capital de PSA.

Via Reuters.