Nouveaux soucis jucidiaires pour le constructeur automobile puisque 4 salariés actionnaires viennent de porter plainte contre Renault pour abus de biens sociaux. Le tribunal de Nanterre a reçu la dite plainte et ouvert le dossier. Cette plainte a été déposée pour dénoncer des pratiques financières obscures suite à la l’affaire d’espionnage et aux des différentes retombées au sein du groupe automobile.

Les salariés-actionnaires ont déposé plainte afin que le constructeur s’explique sur la provenance des fonds utilisés pour mener la fumeuse enquête interne sur les trois cadres accusés à tort d’espionnnage. On apprend ainsi que la fameux informateur (belge ? algérien ? ouzbèque ? hobbit ?) aurait été grassement rémunéré avec de l’argent provenant à priori de comptes bancaires « off shore ». Cette plainte est aussi destinée à savoir d’où viennent les millions d’euros qui ont été versés au titre des dommages et du préjudice au trois cadres injustement accusés. Pour étayer leur plainte, les salariés de Renault s’appuient sur les propos d’Etienne Mars ex directeur de RRG (Renault Retail Group), salarié comme par hasard de Renault Luxembourg qui a été licencié il y aura bientôt 3 ans. L’homme aurait dénoncé l’édition de fausses factures par Renault afin de gruger le fisc lors de l’enquête de justice qui est en cours au sujet de son licenciement qui semble clairement abusif. E.Mars est par ailleurs Partie Civile dans le dossier d’espionnage puisqu’il s’estime lui aussi être la victime de fausses accusations qui ont mené à son licenciement.

On apprend aussi dans un rapport de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) cité par Libération, que RRG produisait depuis quelques temps des fausses factures destinées à être affectées à la comptabilité de différentes filiales européennes du constructeur. Les montants de ces factures étaient par ailleurs pré-déterminés ce qui sous entendraient que les sommes faussement annoncées pourraient correspondre à de possibles rétributions « secrètes » comme celles destinées par exemple à des informateurs ou des taupes. Mais on, apprend aussi que ces fausses factures devaient être imputées sur les bilans financiers des filiales concernées afin de faire baisser le niveau d’imposition de chacune de celles qui étaient concernées par ce système de double facturation. Il nous reste maintenant à attendre l’enquête des services concernés et de la justice pour en apprendre un peu plus sur cette nouvelle « embrouille » à la façon Renault. Souhaitons qu’il n’y ait rien de bien important car le fisc apprécie rarement de se faire avoir !

Via AFP, Libération, LeMonde,FranceInfo.