… du travail de son prédécesseur mais il se veut aussi posé et rassurant à l’égard des associations d’automobilistes en ne parlant pas seulement de répression mais aussi de prévention et de formation notamment auprès des jeunes de 14 à 25 ans qui représentent aujourd’hui une population vraiment touchée par les accidents de la route.

Pour ceux qui ne suivent pas de très près la vie politique et administrative française, sachez que Frédéric Péchenard fut durant le quinquennat du président Sarkozy le grand patron de la Police Nationale. Avec l’arrivée de la nouvelle majorité, l’homme dut quitter ses fonctions mais l’état ne souhaitant pas se priver des vraies compétences de l’homme il a été nommé il y a quelques semaines Délégué Interministériel à la Sécurité Routière. Aussi dans une entretien accordé au Figaro, il s’explique sur quelques thèmes liés à la sécurité sur les routes.

Depuis son arrivée à la Sécurité Routière, les associations craignent un renforcement du mode répressif sur les routes car l’homme n’est pas un facile ni un tendre mais F.Péchenard de répondre en ajoutant : « Aujourd’hui, je fais un autre métier. J’ai désormais un objectif : améliorer la sécurité routière et diminuer le nombre de personnes tuées et blessées sur les routes. Pour y parvenir, la répression, incontestablement utile, ne suffit pas. La prévention et la formation sont indispensables. »

S’il assure la poursuite des installations de radars, il explique que nous serons cette année à 4000 radars fixes en France mais que pour l’instant rien est prévu pour l’avenir à partir de 2013 (Stop  ou Encore ?). Tout cela sera décidé lors du prochain Conseil Interministériel pour la Sécurité Routière qui se tiendra en octobre prochain. Toujours au chapitre des radars, il assure que les radars embarqués prévus par le précédent gouvernement seront bien déployés d’ici à la fin de l’année. Il précise aussi que les nouveaux radars dits de chantier seront lancés eux aussi dans les prochains mois. Ce sont des radars installés aux abords des chantiers et qui sont destinés à protéger les gens qui travaillent sur ces chantiers routiers. Il seront donc en test dans les prochains mois afin de valider leur résistance et leur pertinence. Deux modèles sont en test actuellement. Enfin toujours au chapitre des radars, ils confirme bien la mise en place de 78 radars discriminants ou sélectifs qui  permettent de distinguer les poids lourds des véhicules légers ou des motos et de discriminer les différentes voies. Nombre d’entre eux seront installés avec les radars-tronçons dont nous parlions en début de semaine.

A la question concernant l’enlèvement des actuels panneaux annonceurs de radars et leur remplacement, F.Péchenard explique que cela se poursuit et que petit à petit les radars « pédagogiques » sont mis en service néanmoins on a bien la confirmation que sur les autoroutes, rien ne viendra remplacer les panneaux car pour l’instant on se  se heurte à des difficultés techniques et les solutions envisagées sont bien trop coûteuses (NDLA : … pour être rentables ?).

Pour ce qui est des jeunes de 14 à 25 ans et qui circulent en auto, à moto ou scooter, l’accent va être mis sur la formation et la prévention notamment via les ASSR 1 et 2 et il est fondamental d’intensifier la sensibilisation pour les lycéens car c’est à ce moment-là que les jeunes utilisent les deux-roues et qu’ils se préparent à passer le permis de conduire. Il est essentiel d’instaurer un continuum éducatif du primaire au lycée. avec pourquoi pas une vraie option en fin de cycle scolaire au lycée. Il faut absolument éduquer les jeunes à la sécurité routière car ils sont une populaton à risque sur les routes et particulièrement touchés puisqu’il sont la tranche d’âge la plus touchée par les accidents et les décès liés à la circulation routière. Enfin, Frédéric Péchenard relève qu’une initiative canadienne le tente assez, il s’agirait d’inciter les parents à acheter des carnets ou des bons de transports destinés aux taxis et qui seraient donnés aux plus jeunes quand ils sortent en soirée (parfois alcoolisée !). Pourquoi  des carnets de tickets plutôt que de l’argent liquide, simplement à cause du fait relévé par les études qui montrent que dans la majorité des cas, l’argent prévu pour le transport est dépensé dans de l’alcool ou des substances prohibées ou dangereuses et peu compatibles avec la conduite.

Pour le reste, pas de changement pour l’instant car les dossiers sont à l’étude mais il semble que certains projets déraisonnables, déresponsabilisants prendront très vite la direction du placard. Il nous reste maintenant à attendre ce fameux comité interministériel d’octobre pour en apprendre plus sur ce que sera la politique de Sécurité Routière de nos nouveaux dirigeants. A suivre dans 4 bons mois.

Via Angélique Negroni pour LeFigaro.