Ça y est, cette fois c’est la bonne : la Tesla Model 3 arrive en Europe ! Nous avons pu nous approcher d’un des tous premiers exemplaires foulant le sol français et on vous raconte tout.

C’est probablement la voiture dont vous avez le plus entendu parler ces derniers mois. Heureusement pour nous tous, le drama autour de la Model 3 semble enfin s’apaiser et nous pouvons désormais en discuter calmement. Faisons donc le tour du propriétaire ensemble…

De l’extérieur, la Model 3 ressemble avant tout à une Tesla. Comprenez par là que, malgré à sa face avant dépourvue de toute calandre, elle réussit l’exploit d’être expressive et d’avoir une réel air de famille avec les Model S & Model X tout en se passant de grille ou de chrome. Chapeau. Le profil fait un peu penser à une Model S en miniature avec ce toit fuyant, ce capot court et bas et cet empattement XXL, laissant présager d’une habitabilité intéressante. Côté dimensions, on part sur 4.69 m de long, 1.93 m de large et 1.44 m de haut, de quoi la placer en face des BMW Série 3 (4.71 x 1.83 x 1.44) ou autre Audi A4 (4.73 x 1.84 x 1.43). La trappe de recharge est, comme sur toutes les autres Tesla, camouflée dans le feu arrière gauche.

Pour déverrouiller la Model 3, trois choix s’offrent à vous : via l’application Tesla dans votre smartphone (la communication se fera alors en Bluetooth), grâce à une carte RFID livrée avec votre voiture ou, si vous êtes réfractaire aux nouvelles technologies, avec une simple clé livrée en option. Il est alors temps de se saisir de la poignée (qui fonctionne comme sur les Aston Martin : appuyez avec votre pouce sur son extrémité, la poignée pivote et vous n’avez plus qu’a la saisir avec vos quatre autres doigts pour ouvrir la portière) et de pénétrer à bord.

Et là, PAF, grosse claque dans ta face. Se présente à nous une planche de bord dénuée de tout bouton (mais littéralement aucun bouton, le seul réglementaire -celui des warnings- se situant au niveau du plafonnier), avec tout juste un énorme écran en format paysage de 15 pouces semblant flotter au dessus de ladite planche. D’ailleurs, en parlant de planche, un très bel insert en bois en parcourt toute la largeur. Mais revenons à cet écran qui, donc, rassemble l’intégralité des commandes. Mais quand je parle de l’intégralité des commandes, je suis sérieux : c’est à dire que même le réglage du volant ou des rétroviseurs passent par là, sans parler des commandes des essuie-glaces et des phares…ou encore l’ouverture de la boîte à gants. Dit comme ça, on peut craindre un fouillis monstre et dangereux mais, du peu de temps que j’ai passé à trifouiller l’interface, ça m’a l’air carrément bien foutu -à vérifier évidemment lors d’un essai plus longue durée. Bien des constructeurs pourraient en prendre de la graine…

Côté aspects pratiques, Tesla semble avoir entendu les critiques et propose à bord de sa Model 3 pléthore de rangements : vide-poches dans les contreportes avant et arrière, accoudoir à l’arrière, boîte à gants spacieuse et deux autres grands rangements au niveau de la console centrale. Côté habitabilité, l’empattement long permet de dégager pas mal d’espace. Tesla annonce pouvoir caser dans sa Model 3 cinq adultes… Je suis un peu perplexe, la place centrale à l’arrière me semblant tout de même assez étroite. Mais toujours est-il qu’on peut y tenir à quatre sans aucune forme de problème. On peut ici remercier l’immense toit vitré qui permet de dégager beaucoup de place au niveau de la tête des passagers arrière ! Côté coffre, celui à l’arrière propose une capacité de 425 litres, tandis que celui sous le capot avant peut engloutir, selon la très pointilleuse mesure du pifomètre, un sac cabine souple -ou deux sacs de course, deux crochets étant là pour éviter que tout valdingue au premier virage.

Mais il est temps de parler chiffres. Commençons par la gamme disponible à la commande : si, à terme, quatre versions seront proposées (Standard, Mid Range, Long Range et Performance), seules les deux dernières sont actuellement disponibles. Pour la version Long Range, on part sur une transmission intégrale, une autonomie WLTP (donc réaliste) de 544 km et un 0 à 100 km/h expédié en 4.8 secondes, le tout pour un prix de 53 500 € bonus déduit. De série, cette version inclut notamment des jantes aéro (i.e. moches) de 18 pouces, l’accès à toute la connectivité pendant un an, cinq sièges chauffants, des sièges avant électriques, un freinage d’urgence automatique et des rétros rabattables électriquement, chauffants et électrochromatiques. On connaît également les options : peinture métallisée (entre 1 600 et 2 600 €), jantes 19 pouces (+ 1 600 €) et Autopilot (+ 5 300 €).

La version Performance, elle, abat le 0 à 100 km/h en seulement 3.7 secondes, pour une autonomie forcément un peu moindre (530 km WTLP tout de même). Et elle ajoute quelques extras à la dotation de série, tels qu’un pédalier en aluminium, des jantes 20 pouces, un aileron en carbone, des étriers de frein rouges ou encore le mode Circuit, qui permet de libérer (encore un peu plus) la bête. Son prix ? 64 300 €, toujours bonus déduit.

Et côté recharge, me direz-vous ? Eh bien c’est fort intéressant. Sachez en effet que la Model 3 adopte le standard européen, dénommé Combo CCS. Ce qui implique que la Model 3 possède un sacré avantage en termes de recharges dans nos contrées puisque, en plus des Superchargeurs de la marque (pour rappel, 430 stations partout en Europe, soit 3 600 bornes), elle pourra se connecter à l’ensemble des stations Ionity, un réseau de charge en cours de déploiement ayant pour but de dépasser, à terme, les 400 stations à travers l’Europe. Voilà qui promet ! En conséquence, toutes les bornes des Superchargeurs vont être mises à jour et auront désormais deux prises : une Type 2 pour les Model S & X et une Combo CCS pour la Model 3.

Reste une dernière question : quand ? Les réservations sont ouvertes depuis quelques jours et les premiers exemplaires arriveront en France en février prochain -avec, bien entendu, une priorité pour ceux ayant pré-réservé la bête. La Model 3, elle, continue sa tournée française : à Vélizy 2, à Nantes, à Bordeaux et à Parly 2 jusqu’au 31 décembre, à Aix-en-Provence jusqu’au 15/12, à Chambourcy jusqu’au 20 et à Cagnes-sur-Mer jusqu’au 22. Quant à nous, il nous tarde de l’essayer !

Crédits photos : Jean-Baptiste Passieux, Tesla