Le 22 juin dernier avaient lieu les désormais célèbres ContiSafetyDays sur le circuit de Mortefontaine, dans l’Oise. En compagnie d’une vingtaine de blogueurs, j’ai pu participé à quatre ateliers mis en place pour l’occasion. Récit.

L’atelier « 4×4 »

Nous avons eu la chance de prendre le volant de deux Isuzu D-Max ayant participé au Rallye des Gazelles et notamment celui de l’équipage 188, vainqueur de l’édition 2013.

N’ayant aucune notion de conduite en milieu hostile, c’est en débutant que j’ai arpenté la piste tout-terrain du CERAM : descentes sur terrain glissant, ornières, montées sur des rochers, … Dans ces situations, c’est clairement la transmission du couple au sol qui est problématique et on comprend facilement que le choix du pneumatique est primordial pour faire évoluer le véhicule dans ces conditions.

Même si ça ne deviendra pas une passion pour moi, les sensations au volant de ces engins sont plutôt bonnes et inhabituelles : tous les obstacles (à la limite du raisonnable) sont franchis sans réelles difficultés et on se surprend à se diriger vers toutes les bosses et ornières 🙂

 

Retour à la vie plus réelle avec l’essai d’un Hyundai Santa Fe, équipé de ContiCrossContact LX Sport en 19″. Un pneu destiné aux SUV et aux conducteurs qui roulent 80% du temps sur route et le reste du temps en dehors des sentiers battus, pour aller cueillir les champignons, déposer la canne à pêche ou toute autre activité champêtre. Pas question ici d’emprunter le même chemin qu’avec les Isuzu : on se dirigera vers les chemins de terres et de sable et nous nous risquerons uniquement à quelques petites montées, descentes et dévers. Mais la démonstration est plutôt réussie, le Santa Fe nous emmène confortablement et en sécurité sur ces chemins.

 

L’atelier roulage

Après avoir arpenté la forêt isarienne, direction le circuit routier pour prendre le volant de deux Volvo.

La première est une C30 Electric. Difficile d’en croiser une dans la rue puisque ce modèle n’est pas commercialisé. 250 exemplaires sont tout de même dans la nature et constituent un projet pilote pour le constructeur « sudéois ». Qui dit véhicule électrique dit économie d’énergie et silence. C’est donc naturellement que Continental s’est tourné vers les ContiEcoContact 5 pour équiper ces véhicules. Je retiendrai principalement un silence de fonctionnement assez impressionnant sur ce véhicule, que ce soit sur les bruits de roulement qui était l’objectif de cet exercice mais également sur le moteur électrique : pas de sifflements ou de bruits aigus si caractéristiques (et pas forcément agréables) des véhicules électriques que j’ai eu la possibilité d’essayer.

 

La deuxième est une V60 Plug-In Hybrid. Il s’agit, attention, du premier Diesel hybride rechargeable au monde. Un moteur 5 cylindres de 215 ch entraîne les roues avant, un moteur électrique de 70 ch entraîne les roues arrière (façon Hybrid4 de chez PSA) et une grosse batterie est installée au niveau du coffre.

Avec un prix d’entrée à 60000 €, autant dire qu’il faut avoir un compte en banque bien fourni en plus de la fibre écolo pour investir dans un tel véhicule. Pour ne pas rentrer dans un débat infini, la solution hybride plug-in est à mon avis la plus pertinente : un véhicule électrique pour aller au travail tous les jours et un véhicule « thermique » pour les plus grands trajets.On peut également se poser la question de l’intérêt d’un moteur Diesel.

Mais revenons aux pneus : ce V60 était équipé pour l’occasion de ContiSportContact 5. Au final, un véhicule très agréable à l’utilisation et également silencieux en fonctionnement full électrique. Les transitions électriques / électriques + thermiques sont également douces. A voir à l’usage en tout cas, mais cette Volvo semble être une excellente proposition hybride. Même si l’on imagine que l’efficacité du système hybride parallèle est moindre que celui proposée par Toyota…

 

Les électriques et hybrides c’est bien sympa, mais ça ne fait pas spécialement rêver en terme de sensations. La deuxième partie s’est déroulée au volant d’une Caterham R300, que j’avais déjà eu la chance de prendre en main aux ContiSafetyDays 2011. Pour rappel, une R300, c’est 170 ch (développés par un 2,0l d’origine Ford) pour un peu plus de 500 kg. Aucune aide à la conduite (ABS, ESP, …), une position de conduite radicale (baquets extra-durs et au raz du sol, des pédales très loin placées, …) font de cette Caterham une voiture aux performances hors-normes : 4,5 secondes pour un 0 à 100 km/h.

Les Caterham étaient cette année équipées de ContiPremiumContact 5, choix assez surprenant car plutôt destinés à des compactes ou à des berlines. Les « puristes » crieront au scandale en voyant une Caterham équipée en 17″ (et non en 13″ et Avon) 🙂

Cette voiture est tellement différente de toutes les voitures modernes que l’on a l’habitude de conduire que je ne me risquerai à aucune comparaison. Une chose est sûre : toutes les informations de la route et des mouvements de la voiture sont remontées au conducteur.  Les sensations sont incroyables et on comprend facilement l’impact de chaque accélération, freinage, coup de volant ou passage de vitesse. Je ne pense pas qu’il y ait meilleure école de conduite que le volant d’une Caterham (si une personne de Caterham passe par ici, je peux donner mon adresse pour la livraison)

 

– L’atelier freinage

Une fois les tours enchaînés sur le circuit routier à un rythme plus ou moins effréné, direction l’aire plane pour rouler et freiner (…). Plusieurs mises en situation nous ont été proposées : freinage sur sol sec, sur sol humide, évitement d’un obstacle pendant un freinage, …

Le tout au volant de la dernière Clio RS, il y a pire comme outil de travail !

On se rend rapidement compte qu’on est (malheureusement) bien peu préparé  à ces situations d’urgence et qu’on n’a pas intuitivement les bons réflexes (freinage dégressif notamment). On prend également conscience des aides précieuses qui équipent nos voitures actuelles : ABS, ESP notamment pour ces exercices qui, accompagnées des pneumatiques de qualité, permettent de réduire les distances de freinage et surtout de garder une bonne maitrise du véhicule.

 

– L’atelier pression

Ou l’importance de vérifier les pressions de ses pneumatiques régulièrement. La pression des pneumatiques agit directement sur la longévité de ces derniers, sur les distances de freinage, sur la consommation de carburant et la tenue de route.

C’est sur ce dernier point que Continental a souhaité insisté lors de cette journée : au volant d’une BMW 125i, nous avons tourné en rond (au sens propre du terme) à vitesse stabilisée, avec les pneus correctement gonflés puis avec un seul pneu volontairement dégonflé. Le constat est immédiat : avec un pneu sous-gonflé, le comportement de la voiture est différent. Alors qu’on pouvait garder un angle de volant constant pour suivre l’anneau avec les pressions optimales, on se retrouve dans l’obligation de corriger régulièrement l’angle de volant, ce qui n’est pas sans impact sur le confort et la tenue de route du véhicule.

On se souviendra du conseil suivant : « vérifiez la pression des vos pneumatiques au moins une fois par mois ! »

 

En conclusion et s’il fallait retenir une chose de cette journée de découverte des produits Continental, c’est qu’un pneumatique est le résultat de compromis assez complexes et qu’il a une influence directe sur la motricité, la tenue de route, la distance de freinage, la maitrise du véhicule en cas de freinage d’urgence, la consommation, le niveau sonore, le confort, …

Nous noterons égalment qu’il est très difficile de juger des prestations d’un pneu sur des véhicules et une route que l’on ne connait pas. C’est une véritable affaire de spécialistes.

Pour finir et pour le bonus, nous avons eu droit à deux baptêmes :

– le premier sur l’anneau de vitesse : j’avais déjà eu la chance d’y poser les roues en Mito QV aux Alfa Romeo Experience Days. C’est cette fois c’est en passager que je suis « baladé » en Mégane RS à près de 250 km/h sur la piste inclinée à 25°. Les sensations sont assez folles, à la fois liées à la vitesse mais surtout à l’inclinaison et à la force qui s’exerce sur le corps avec cette inclinaison.

– le deuxième sur le circuit routier en Caterham. Mieux qu’un long discours pour vous décrire ceci, je vous propose de jeter un oeil à la vidéo que j’ai réalisée pendant ce baptême. Je tenais la caméra à la main donc ça bouge, ça secoue, et ça fait du bruit, mais j’espère que les sensations que l’on peut ressentir dans cette voiture vous seront communiquées 🙂

Vous trouverez également ci-dessous la vidéo réalisée par Continental pour l’occasion :

Merci à Continental et à Tribeca pour l’invitation, l’accueil et l’organisation de cette belle journée. Merci également aux pilotes et aux instructeurs présents pour leur amabilité et leurs précieux conseils.