FCA renouvelle ses groupe moto-propulseurs et c’est dans la nouvelle 500 X qu’il nous a été donné l’occasion d’essayer le nouveau moteur 1.3 couplé à la boîte double embrayage à 6 rapports. Verdict… 

Après quatre ans d’existence, la Fiat 500 X se refait une beauté : mais ça, si vous êtes un fidèle de notre mirifique blog, vous le saviez déjà, car mon éminent collègue le génialissime Maurice vous en a déjà parlé, avec un essai qui laissait la part belle à la nouvelle motorisation 1000 3 cylindres de 120 chevaux, à relire ici, évidemment. 

Un nouveau 1.3 de 150 ch dans la 500 X

La délicate prose de Maurice m’ayant mis l’eau à la bouche, j’avais envie de tester également cette nouvelle 500 X et, comme je ne suis pas insensible aux nouvelles technologies, la combinaison entre le nouveau moteur 1.3 de 150 ch et la boîte DCT à 6 rapports me paraissait intéressante. Tiens, d’ailleurs, d’un point de vue technique, on n’est pas loin du Renault Scenic 1.3 TCe 160, essayé ici pour vous. 

Maurice ayant fait les présentations en long et en large (a-t-il mis la 500 X 1.0 en travers, l’article ne le dis pas…), je serai donc bref et me contenterai d’un petit rappel pour les âmes distraites ou à la mémoire d’un poisson rouge.

Donc : après 4 ans de carrière et 50 000 exemplaires vendus dans l’Hexagone, la 500 X se refait une beauté. Au programme : du cosmétique, avec de nouveaux feux à LEDs à l’avant ainsi qu’à l’arrière, où un panneau couleur carrosserie est placé au centre, tout cela venant aussi avec de nouveaux coloris. A l’intérieur, on conserve le bandeau central couleur carrosserie, mais le volant est nouveau (avec des boutons sur sa face intérieure, pour le volume et les stations de radio). Et à la conduite, on voit arriver pléthore d’aides : freinage d’urgence, lecture des panneaux, régulateur de vitesse adaptatif, système de maintien de ligne actif, feux avec gestion autonome, démarrage sans clé, caméra de recul, capteur de pluie, surveillance des angles morts. Bref, c’est bien moderne, tout ça. Quant au look, il change dans la subtilité, pour conserver au mieux la filiation avec cette icône qu’est la 500 déjà vendue à plus de 2 millions d’exemplaires (et 4,5 millions pour la première du nom, en 1957). 

Quelques millions pour la 500, mais plus de 100 millions de Honda Cub vendus

Vive le downsizing ? 

Mais les plus grosses modifications, elles sont sous le capot. Outre quelques Diesel qui sont déjà conformes Euro 6, la Fiat 500 X inaugure quelques nouvelles motorisations essence. Notre bon Maurice vous a déjà parlé du trois cylindres 1.0 Firefly de 120 chevaux (et 190 Nm), à mon tour d’évoquer la motorisation « supérieure » : un quatre cylindres 1.3 (exactement 1332 cm3, tiens, presque comme le 1.3 TCe Renault qui cube 1330 cm3) qui développe 150 ch à 5250 tr/mn et un joli couple de 270 Nm à 1850 tr/mn. Il est exclusivement accouplé à la boîte DCT à 6 rapports. Il est proposé pour la modique somme de 25 990 € dans cette version Cross. 

Position de conduite très correcte, contrairement à la petite 500…

Ce moteur promet de belles performances : le 0 à 100 est couvert en 9,1 secondes et ainsi gréée, la 500 X pointe à 200 km/h chrono. Là où c’est autorisé, évidemment, il serait hors de question d’envisager, sur ce blog, de commettre des excès de vitesse ! 

Bon, tout cela, c’est bien beau, mais au quotidien, dans la vraie vie, ça donne quoi ? 

Alors voici quelques points d’observation :

  • Au ralenti, le moteur est assez silencieux et ne vibre pas. 
  • De l’extérieur, sa sonorité n’est pas très agréable (l’injection directe, sans doute), ça grogne presque comme un Diesel.
  • En revanche, à l’intérieur, en roulant et à vitesse stabilisée, le silence du moteur est absolument remarquable. Idem pour les trajets à faible vitesse, genre sur le périphérique, on ne l’entend pas, ce 1.3. C’est assurément une de ses grandes qualités.
  • La boîte DCT 6 a des démultiplications « normales ». Entendez par là que contrairement à d’autres boîtes qui multiplient les rapports et rallongent le braquet, ici, ça tourne dans des régimes « utiles » en permanence. Du coup, et c’est là aussi un point fort de ce moteur, on est quasiment toujours dans une zone de couple utile et bien fournie. Voici donc une des autres qualités de ce moteur : ses capacités de reprises, du genre vraiment copieuses, d’autant que la DCT 6 ne rétrograde pas outre mesure. Bref, en 6eà 90 km/h (soit 2000 tr/mn), elle reste en 6, et malgré ça, on sème quasiment tout ce qui roule derrière. Les reprises sont vraiment étonnantes et cela donne à cette 500 X de vraies aptitudes de grande routière. 
  • Puisque l’on parle de la boîte : la DCT 6 est assez rapide. On peut aussi utiliser le mode manuel au levier, voire les palettes au volant. Néanmoins, même avec cela, elle monte toute seule le rapport supérieur à l’accélération, la coquine ! 
  • Et, petit bémol dans cet océan de louanges, la DCT 6 donne de petits à-coups à bas régimes, sensibles en ville ou à basse vitesse (30 / 40 km/h) sur un périphérique encombré. Du coup, et je reviens à ce que j’écrivais deux points plus haut : pour un usage citadin, prenez la 500 normale (tiens, ça me rappelle que j’avais adoré la version Riva en Twin Air, essai ici), et pour la route, cette 500 X 1.3 DCT fera plus l’affaire. 
  • Et tiens, autre bémol : alors que la consommation mixte normalisée est donnée à 7,4 l/100, je m’en sors sur 8 jours d’essai à une moyenne de 10 l/100. J’avoue : j’ai pas mal exploité les ressources et notamment le gros couple de ce moteur 1.3… 

Un vrai kart

Autre petit point d’étonnement : dis donc, pour une auto à vocation familiale, elle est quand même assez fermement suspendue, cette 500 X. Plus, même, qu’une Mini Countryman que j’ai en ce moment à l’essai, c’est dire. Si les âmes douillettes s’en offusqueront, on peut aussi, revers de la médaille, louer son dynamisme et sa tenue de route car cette grande 500 vire à plat, ne prend pas de roulis et se laisse mener à bon train, malgré une direction, certes précise, mais qui manque un poil de retour d’information. Néanmoins, j’ai pris un vrai plaisir à dévaler des départementales sinueuses et à la brusquer un peu dans les virages ! 

D’ailleurs, avec ces qualités, je lui verrais bien quelques chevaux de plus, un traitement cosmétique « bad boy », un échappement qui crépite et un logo Abarth. Pas vous ? 

Photos : Gabriel Lecouvreur