Essai Suzuki Swift Pack Auto

Vous êtes assez nombreux à vous demander ce que valent les boîtes automatiques du côté de chez Suzuki. Cela a titillé ma curiosité et j’ai alors souhaité proposer un petit complément à mon essai de la Swift SHVS. Me voici donc à bord de la Swift 1.0 Boosterjet Pack Auto.

Cette fameuse boîte n’est disponible qu’avec une seule configuration, à savoir ce moteur 1.0 Boosterjet. Point donc de système hybride SHVS ou de Allgrip à 4 roues motrices. Ainsi dotée, notre Swift revendique des chiffres quasi-similaires ; on profite d’une puissance de 111 ch et d’un couple maxi passant de 170 à 160 Nm. On y gagne avec un 0 à 100 km/h en 10 secondes contre 10,6 s mais la vitesse de pointe perd 5 km/h en se stabilisant à 190 km/h.

Essai Suzuki Swift Pack Auto

Les présentations sont faites, place à la conduite. Bizarrement, et je ne sais pas tellement pourquoi, je m’attendais à me retrouver avec une boîte digne de l’ancienne ETG de Citroën. C’est-à-dire molle, creuse, abrupte, nulle quoi. Et bien sachez tout de suite que j’ai été très agréablement surpris. Je suis presque déçu parce que je m’attendais à pouvoir vous raconter tout un tas de trucs (des critiques, vous m’avez compris) dessus mais finalement je ne vais pas pouvoir vous pondre un énorme paragraphe. C’est simple, elle est plutôt douce et presque invisible. Elle place le bon rapport quand il faut sans nous secouer et se montre réactive lorsqu’il faut hausser le rythme ou entreprendre un dépassement, sans avoir à recourir à quelconque mode sport. Alors oui, un petit défaut arrive malgré tout épisodiquement, elle a en fait parfois tendance à trop grimper dans les tours même si on y va tranquille. Mais si j’y faisais pas mal attention au début, je m’y suis vite habitué lors de mes divers trajets plus ou moins longs.

En fait, comme sur la SHVS précédemment citée, mon gros point noir est à relever du côté du levier. Je pensais arriver à l’apprivoiser au bout de quelques jours mais non, on se retrouve très souvent en Manuel lorsqu’on veut passer en Drive. Mais là au moins le désagrément apparaît uniquement au démarrage ou en manœuvre, pas à chaque changement de rapport. En revanche, j’ai été très content de tomber sur de petites palettes derrière le volant, très pratiques quand on veut reprendre ponctuellement et rapidement le contrôle sur routes sinueuses par exemple.

Au final, sur routes sinueuses justement, cette boîte auto n’anéantit pas du tout les capacités dynamiques de la Swift. J’avais été bluffé par son tempérament joueur et sain présagent du bon, très bon, pour la déclinaison Sport. Et cela s’est confirmé à nouveau ici, sur des routes hautement plus sympathiques et dans des conditions idéales. Elle tient le pavé, se place facilement en courbe et sans trop de roulis, puis n’oublie pas de se relancer avec punch, le tout dans un confort plus qu’acceptable pour une petite voiture. Non vraiment, je suis sincèrement très content de voir ce qu’on est capable de faire aujourd’hui sur de tels modèles.

Pour terminer, cette nouvelle prise en main qui a donc été l’occasion de parcourir un peu plus de kilomètres, m’a permis de confirmer mon précédent sentiment. L’insonorisation est effectivement le point faible de cette nouvelle Swift, où sur autoroute on peut être facilement incommodé pas les bruits de vents et roulements. Elle reste cependant étonnamment très confortable et stable même si elle, petite voiture oblige, sera facilement secouée par de grosses rafales de vent.

Concernant le porte-monnaie, mon modèle se vend à partir de 18 740 € sans avoir besoin de rajouter des options hormis peut-être, comme ici, une peinture métallisée à 530 €. A titre de comparaison, une Peugeot 208 ou Mini 5 portes, toutes deux un peu plus grandes, s’échangeront à plus de 22 000 €. La consommation quant à elle pourra facilement se stabiliser à 6l aux 100 km avec des extrêmes situés entre 4,5 et 7l/100.

Essai Suzuki Swift Pack Auto

Par conséquent, cette Suzuki Swift Pack Auto a tous les arguments pour vous séduire et s’avère être une monture idéale pour vos « épopées » urbaines ou péri-urbaines, tout en acceptant sans sourciller d’aller découvrir de plus grands espaces.

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)