Essai Volvo XC40 B3 DCT7 : pas besoin de plus

Voici l’essai du petit Volvo XC40 dans sa version micro-hybride B3 163 DCT7. Notre avis, les tarifs, la conso, vous saurez tout !

Ces dernières années sur blogautomobile, nous avions tendance à vous proposer à l’essai le haut du panier disponible chez Volvo. Mais le constructeur suédois dispose aussi de quelques modèles plus « abordables ». Voici donc l’essai du Volvo XC40 B3.

Attention, entrée de gamme chez Volvo, ne veut quoi qu’il arrive pas dire bas de gamme. Le XC40 ici est donc le plus petit modèle du constructeur, et c’est aussi celui qui peut embarquer le plus petit moteur. Cependant, le catalogue français a fait disparaître récemment le T2 de 129 ch (32 050 €). Par conséquent, seules les versions électrifiées sont aujourd’hui disponibles chez nous. Il débute alors à 41 000 € avec le B3 Essential. De notre côté, la finition B3 Plus ici présente s’échange pour 46 350 €. À cela on ajoute par exemple une peinture métallisée à 1000 €, des jantes 18 pouces à 120 €, des vitres teintées à 390 €, des sièges en imitation Alcantara à 1200 € ou la caméra 360° à 640 €. Total : 51 060 € (hors malus de 1629 € en 2023).

C’est beaucoup d’argent. Mais nettement moins que les configurations à 80 ou 100 000 € que l’on essaye habituellement. À ce prix, on bénéficie tout de même de tout un attirail d’équipements plutôt intéressants. À savoir : capteur d’angle mort, climatisation bi-zone et purificateur d’air, système de contrôle en descente et démarrage en pente, appuis-tête arrière rabattables électriquement, régulateur adaptatif, ouverture et allumage sans clé, Apple Carplay et Android Auto, airbags latéraux, ou encore un excellent système audio Harman Kardon. Et je vais m’arrêter là, tellement la liste est encore longue. Un seul bémol dans tout ça, la position de la caméra de recul serait à revoir tant l’angle de vue n’est pas idéal.

Sinon, le XC40 n’a probablement plus de secret pour vous. Nous vous l’avons même présenté ici ici ici ou encore ici (oui oui tout ça). Mais vous avez peut-être loupé le récent restylage. Il arbore en fait désormais la face avant inaugurée sur la version coupée C40. On observe par exemple des feux avant dorénavant plus effilés, moins rectangulaires si vous préférez. Ou bien, pour des yeux plus aiguisés, un nouveau design autour des anti-brouillards, afin de le rendre plus dynamique d’après la marque. En plus, il intègre à présent l’interface Google, déjà vue sur les modèles électriques. Et c’est tout. Pourquoi changer une équipe qui gagne ?

Le petit SUV suédois se montre alors toujours aussi accueillant à bord. On apprécie d’abord la qualité des finitions. Certes, il y a plus de plastiques que dans ses cousins, mais le dessin de la planche de bord et l’ergonomie font que ce n’est pas tellement un problème. En plus, les sièges sont quant à eux très confortables et on aime aussi le système d’info-divertissement à la facilité déconcertante. Si on complète également avec la belle sensation d’espace pour tous les passagers, les nombreux rangements un peu partout et le bon coffre de 452 litres, on obtient un véhicule tout à fait convaincant.

Sous le capot, le 3 cylindres turbo a été remplacé par un 4 cylindres micro-hybride, à la puissance inchangée. Au moment de prendre le volant, rien de bien nouveau donc avec cette nouvelle motorisation. Le XC40 démontre encore tout un tas de qualités. Déjà, je plébiscite toujours autant l’excellent feeling dans la direction, comme la boîte DCT7 à la douceur exceptionnelle. Puis, si les 163 chevaux paraissent bien faibles par rapport aux 400 des modèles électriques ou très haut de gamme qu’on a régulièrement en main, il n’en est pas moins vigoureux. Malgré un gros poids de 1700 kg, son couple de 265 Nm disponible très bas (1500 tr/min), et son alterno-démarreur pouvant fournir un boost de 14 ch lors des relances, lui permettent en effet d’être alerte en toutes situations. Il exécute d’ailleurs le 0 à 100 km/h, en seulement 8,4 secondes.

En haussant le rythme, le réglage typé confort, le fera forcément tanguer lors des changements d’appuis rapides. Sans pour autant se sentir en insécurité. On s’aperçoit simplement rapidement qu’il n’est pas à l’aise avec cet exercice. Tandis qu’à l’inverse, il vire plutôt à plat lors d’une utilisation normale. Et c’est bien ce qu’on lui demande. Dans ces conditions, il se montre alors très confortable pour tous les passagers. On ne ressent que très peu les irrégularités de la route et il nous laisser enquiller les kilomètres sans se poser de questions. Dommage cependant que le moteur soit bruyant en pleine charge, car ensuite c’est un petit cocon à vitesse stabilisée sur autoroute. Puis, si je devais m’arrêter sur un dernier défaut, plus personnel, je n’apprécie vraiment pas la fonction roue libre. Cela enlève tout frein moteur, et oblige à freiner à la moindre petite pente ou dans le trafic… Bof !

Enfin, sa nouvelle architecture permet de faire agréablement baisser la facture à la pompe. Quand il était auparavant facile d’atteindre les 9 litres aux 100 km, le B3 permet maintenant de se stabiliser facilement entre 7 et 7,5 l/100 sur tous types de parcours. On y gagne donc aussi en émission de CO2, d’environ 5%. Par conséquent, le malus est ici de 1629 € en 2023 contre 2918 € si le T3 était toujours d’actualité. 

Après 4 années d’existence, le Volvo XC40 évolue donc en douceur. Déjà bien né, il conserve l’ensemble de ses qualités routières et d’habitabilité, tout en se modernisant. Si son prix d’appel est désormais bien plus élevé, il reste une bonne porte d’entrée dans ce petit luxe à la suédoise.

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)

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