A moins d’avoir vécu les 2 dernières années dans une grotte au fin fond de la Sibérie, vous devez savoir que la France a accueilli en juin dernier un Grand Prix de F1. Un retour bienvenu pour tous les passionnés de la discipline que compte notre beau pays. Un retour ? Oui, car cela faisait une décennie que la F1 n’avait pas roulé en France. Pour cette occasion, le manufacturier de pneus Pirelli nous a invité à vivre cet événement historique !

Pour beaucoup, ce retour était quelque chose d’attendu, voire même très attendu. Pour moi aussi je dois l’avouer. Je n’ai jamais eu l’occasion de vivre un GP et pouvoir le faire en France et sur le Castellet, je dois dire que cela me tentait beaucoup. Fan de F1 depuis tout petit, lorsque mon père me réveillait à 6 h du matin pour regarder avec lui le Grand Prix de F1 d’Australie ou de Suzuka.

Mettons de côté les polémiques de l’organisation, car il est vrai que pour beaucoup, venir au GP de France, fut une expérience désastreuse. Entre les bouchons de 4h et les parkings fermés pour repartir, les passionnées ont pour beaucoup été grandement déçu par ce retour. Mais il faut se dire que c’est un problème d’organisation et que l’année prochaine ça ira déjà mieux. Mais il ne faut pas oublier que le Castellet est au milieu de nulle part et que pour y venir il n’y a que 2 routes à deux fois une voie… Pas facile. Allez monsieur Estrosi, faut agrandir les routes !

Pour notre part, nous avons eu la chance de pas connaitre ces mésaventures. Notre hôte italien avait fait les choses bien. Nous avions pour notre véhicule un “badge” F1 Lane qui nous a permis de prendre une route uniquement accessible aux gens muni de celui-ci. Résultat ? Aucuns bouchons et un accès ultra rapide au circuit. Privilégiés, oui, nous en sommes conscients.

J’ai donc pu assister à la dernière séance d’essai, aux qualifications du samedi et bien sûr à la course du dimanche. Pour l’occasion, j’avais autour du cou un badge F1 VIP et une place en tribune. Comme tous le monde, nous étions en tribune mais à un endroit très bien choisi par Pirelli : la chicane du la ligne droite du Mistral. Je vous expliquerais pourquoi lors de la course du dimanche.

Le badge F1 VIP m’a donné l’accès aux paddocks, le lieu où beaucoup de choses se passent. J’ai pu croiser des pilotes, comme Ocon, Grosjean, Gasly ou encore Raikkonen. Certains se sont arrêtés pour faire des selfies et signer des autographes avec les fans chanceux, d’autres courent pour ne pas être importunés. Un peu dommage quand on connaît la facilité d’approche des pilotes en WEC. Je pense que la F1 gagnerait à plus d’ouverture de la part de ses pilotes.

On y croise aussi les mécaniciens avec les pneus, principal atout stratégique de cette saison. Lorsque vous suivez les GP de F1 à la télévision, on vous en parle sans cesse. Pirelli a mis en place, sous l’autorité de l’organisation de la F1, plusieurs types de gomme, 9 au total. 7 pour le temps sec et 2 lorsque la pluie s’invite. C’est un atout stratégique car il permet avec une combinaison précise de faire plus ou moins de tours et donc de réussir grâce aux arrêts aux stands.

Beaucoup de fans pestent contre ces pneus qui ne tiennent pas assez longtemps ou cloquent, mais il faut savoir que c’est une volonté de la F1. De quoi mettre en place beaucoup plus de spectacle. A l’époque où Schumacher gagnait tous les GP, le suspens n’existait pas en F1. Aujourd’hui, il faut reconnaître que le suspens est de retour et il n’est pas toujours simple de savoir qui va remporter une course.

J’ai donc pu voir ce qu’était vraiment une course de F1. J’ai la nostalgie des F1 qui faisaient un bruit incroyable. Je vous parle des V12 ou V10 de mon enfance. Vous vous rappelez de ces bruits stridents qui nous défonçaient les oreilles, même à la télé ? Quel bon temps… Mais aujourd’hui les moteurs sont plus petit, la réglementation impose un V6 turbocompressé de 1,6 litre de cylindrée. Oui, autant que dans votre 308 GTi monsieur… Mais celui-ci tourne à une vitesse beaucoup plus importante, 15 000 tours/minute ! La puissance délivrée par les moteurs aujourd’hui peut atteindre presque 1 000 ch avec l’hybridation !

Mais ces “tout petits” moteur font un bruit assez sympathique en vrai. Je me souviens qu’en 2014, année du début des moteurs V6 1,6 litre, j’avais été invité par Renault lors de la journée d’essai du jeudi et le bruit des moteurs m’avait déçu. Un effort a donc été fait et c’est tant mieux !

Pour ce qui est des faits de course je vous laisse lire et relire le superbe article d’Anthony, qui vous livre à chaque grand prix une analyse et un compte rendu parfait.

Le spectacle est vraiment là. Entre les Rafale de l’Armée de l’Air qui font des tours dans le ciel et la Patrouille de France qui passe en nous faisant son “Big Nine” on est servis ! Petite surprise : le passage de Francy Zapata aux commandes de son Flyboard.

Nous avons donc une place dans la tribune de la chicane du Mistral, The place to be. Je m’explique. Depuis 2011, les constructeurs de F1 ont la possibilité d’embarquer le système DRS sur leurs voitures. Pour faire simple, un aileron actif se replie à l’arrière de la voiture, permettant moins d’appui et donc plus de vitesse. Cette saison, lorsque la voiture qui vous précède est à moins d’une seconde de vous à l’entrée d’une zone DRS, vous pouvez activer ce boost aéro qui peut vous permettre de doubler votre adversaire. Et nous étions à la fin d’une zone DRS, de quoi bien s’amuser !

Pendant quelques temps, Vettel nous a fait un dépassement à chaque tour pile poil devant nous ! On assiste alors à des freinages toujours plus tardif et des dépassement toujours plus spectaculaires ! Un vrai régal pour les yeux ! On peut facilement se rendre compte de la différence de vitesse générée par ce bonus qu’est le DRS et donc la puissance de l’aéro sur une F1 aujourd’hui.

Lewis Hamilton a remporté ce GP qui n’a pas était avare en spectacle et pour profiter encore du spectacle et de l’ambiance direction la piste ! Et oui c’est la tradition après chaque course en général et la F1 ne fait pas exception. C’est le moment des selfies et autres photos rigolotes. Mais aussi le moment où l’on en voit certain récupérer les décorations de circuit. Comme moi…

Bref, ce fut une très bonne première expérience et j’ai hâte d’y être l’année prochaine ! Et vous, vous y étiez, vous avez aimé ? Dites le moi en commentaire.

Merci Pirelli France pour l’invitation et aux copains JB du Billet-Auto, Yomz du GDB et Thomas de Crank.

Photos / Vidéos : Ugo Missana