Les 24 Heures du Mans 2022 en images

Plongez avec nous au cœur des 24 Heures du Mans 2022 avec nos photos, et découvrez en bonus la nouvelle Ferrari 296 GTS.

Deux semaines après le drapeau à damier, et alors que LMC arrive très vite, voici un petit retour en images sur les 24 Heures du Mans 2022.

Contrairement aux autres années (immersion avec Ford, Michelin ou ambiance générale), j’ai décidé cette année de profiter réellement de la course ; pour en louper le moins possible. Tout en restant pour une fois proche du circuit Bugatti, j’ai alors pu tester de nombreux virages bien différents, qui ont chacun leur petit intérêt. Bien sûr, sans louper la petite pause musicale au concert de Martin Solveig…

Avant le grand départ, nous avions la chance de voir apparaître sur la piste, deux sublimes Matra MS670 avec au volant de (très) grands pilotes de renom. Henri Pescarolo qui a remporté l’édition 1972 avec ce châssis, tout comme Gérard Larousse qui a remporté les 24h du Mans 1974 aux commandes de cet exemplaire (avec Pescarolo à nouveau).

Bien qu’il s’agissait cette année du retour en nombre du public (244 200 spectateurs), après deux ans d’absence ou jauge, cette édition 2022 n’était pas des plus palpitantes. En attendant en effet l’arrivée d’un grand nombre de constructeurs dans la catégorie Hypercars dès 2023, l’issue se veut sans grande surprise. Après 24 heures de course, toujours aussi épuisantes tout de même pour les pilotes et autres mécaniciens, c’est naturellement Toyota qui place une voiture sur la plus haute marche du podium. Suivi par la deuxième Toyota (n°7) puis l’outsider Glickenhaus avec la SCG 007 n°709.

Après plusieurs années de désillusions, on peut tout de même féliciter le team pour cette 5e victoire d’affilée. La Toyota GR010 Hybrid est bien fiable, et l’équipe rodée. Bravo !

Hormis quelques crevaisons impressionnantes, et le crash de Perrodo (LMP2) avec la Corvette n°64 qui menait sa catégorie LMGTE-Pro, il n’y a pas réellement eu de faits majeurs qui auraient pu marquer cette 90e édition. Pourtant, la durée ou encore le passage à la nuit, font que cette course reste toujours très captivante. Quel plaisir d’entendre les moteurs chanter partout où l’on se trouve, à toute heure !

Les 24 Heures du Mans, c’est toujours l’occasion, avec un seul billet, de profiter de nombreuses autres courses, essais et activités dans l’enceinte du circuit. Cette année, on pouvait par exemple profiter d’une course de Ligier ou du « Road To Le Mans » dont les pilotes font le spectacle eux aussi.

Juste avant que les monstres ne s’élancent, on peut observer également l’alignement de toutes les voitures sur la grille, puis le regroupement des pilotes et leurs équipes. Mais aussi une belle arrivée du trophée en Toyota 85C pilotée par Kazuki Nakajima, la démonstration militaire d’un hélicoptère NH90 au plus près, ou bien sûr la Patrouille de France !

Sans oublier d’aller espionner la future Porsche Hypercar qui se montrait discrètement avec un camouflage, ou encore découvrir la toute nouvelle Peugeot 9X8 qui fait sensation avec son aéro sans aileron.

La Gendarmerie nous laissait également contempler sa toute dernière monture, l’Alpine A110. Aux côtés des anciennes voitures d’intervention, la Subaru et l’Alpine A310. Tout comme Michelin qui offrait la possibilité de voir le concept Porsche Mission R, une vision de la voiture de course du futur.

Bon, j’avoue, je me suis éclipsé de la course une petite heure pour répondre à l’invitation de Ferrari, afin de découvrir la toute nouvelle 296 GTS. Le temps d’en apprendre un peu plus sur le modèle qui regorge de petits détails intéressants. Saviez-vous par exemple qu’il était primordial de peindre l’intérieur des jantes en carbone ? Moi non. En effet, en cas de freinage extrême, la température peut monter jusqu’à 800 degrés ; ce qui détruirait la résine. Les ingénieurs ont décidé de peindre l’intérieur pour palier à ce problème, en blanc pour une meilleure réflexion de la chaleur. La supercar, équipé d’un V6 hybride de 830 ch, pourra rouler en 100% électrique afin de ne pas « déranger les voisins » selon le constructeur. Grâce à sa batterie rechargeable de 7,45 kWh, il sera effectivement possible d’effectuer 25 km dans le silence, et jusqu’à 135 km/h. Malgré le toit rétractable et le surpoids de 70 kg, les performances restent exceptionnelles. Le 0 à 100 km/h est abattu en seulement 2,9 secondes (comme le coupé) et 7,6 s pour le 0 à 200 (+0,3s). Mais si comme moi vous pensiez que cette Ferrari 296 GTS était le modèle d’entrée de gamme, c’est tout faux. Son tarif de départ à 300 000 € et les options de cet exemplaire, place le modèle ici présent à plus de 400 000 €.

Bonus : On reste toujours bluffé par les anglais (notamment) qui viennent en nombre, camper tout autour du circuit avec les supercars les plus exceptionnelles.

On vous donne déjà rendez-vous l’année prochaine pour un événement qui s’annonce comme mémorable. 2023 signera le centenaire de la course mancelle et surtout le retour de nombreux constructeurs en catégorie reine : Peugeot, Ferrari, Porsche, Cadillac et peut-être d’autres surprises.

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)

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