Le constructeur californien livre les premiers exemplaires de sa berline électrique à Paris.

Nikola Tesla pourrait être fier de ce qu’Elon Musk a fait de son patronyme : d’un pari audacieux au pays du tout pétrole, il a fait émerger l’un des premiers constructeurs de voitures électriques au modèle économique viable, à tel point que la bulle spéculative qui gonfle n’inquiète les observateurs de l’automobile. Avec la Model S, Tesla lance sa première création à 100 %, sous une silhouette de berline bicorps à hayon, avant de s’aventurer sur le terrain des SUV avec le Model X. Si le programme d’ensemble peut sembler attirant, c’est par les spécificités propres à la Model S qu’il intéresse : autonomie maximale de 500 km (avec batteries de 85 kWh), et surtout un niveau de sécurité passive qui en fait l’une des voitures les plus sûres au monde.

Derrière cet élogieux discours de présentation, il nous a semblé intéressant de demander à l’un des acquéreurs de la Model S ce qui avait motivé son achat, et quelles étaient ses attentes en matière d’automobile. C’est M. Sébastien Donet, qui se définit comme un « écolo convaincu », qui a accepté de nous rencontrer, à la remise des clés de son nouveau véhicule.

Pour M. Donet, la Tesla Model S, c’est d’abord « trois ans de recherche, de passion, d’attente, et d’une inquiétude normale à l’achat d’une nouvelle voiture. Ingénieur dans les technologies propres, je suivais la marque à cause de ses innovations dans le domaine des batteries. Il y a 4 ans, j’ai essayé le roadster, qui m’a convaincu par ses performances ». Il a aussi essayé la gamme Z.E. de Renault, la Nissan Leaf, l’Opel Ampera, mais ce qui le séduit avec Tesla est que la marque arrive à le refaire « vibrer« . Alors dès 2010, il pré-réserve la berline Tesla, en version P85 (c’est-à-dire avec une batterie de 85 kWh). A cette époque, la finition supérieure baptisée « Signature » n’était pas encore annoncée au catalogue.

Le choix de la Model S est avant tout dû au cahier des charges posé par le nouveau propriétaire : « nous sommes 5 avec mon épouse et nos trois enfants, il nous fallait donc au moins 5 places et un grand coffre (740 L une fois les coffres avant et arrière combinés NDLA) pour remplacer notre monospace. Elle devient la voiture principale du foyer, elle devait disposer d’une forte autonomie, car nous faisons entre 15 et 20.000 km par an. Et comme nous habitons à 1000 m d’altitude, et que les températures en hiver descendent jusqu’à -20 voire -25 °C, la résistance des batteries était une exigence, et il n’y a que la Tesla pour proposer de tenir jusqu’à -30 °C. »

Durant le tour du propriétaire qu’il mène en compagnie des responsables de Tesla, M. Donet s’étonne d’un détail : l’absence de cric, non-fourni par le constructeur et pourtant nécessaire pour qui doit doter sa voiture de pneus hiver. La raison en est que la Model S a ses batteries dans le châssis, et qu’il s’agit de ne pas abîmer celui-ci via un cric notamment : au besoin, Tesla propose de faire intervenir son Service Après-Vente pour procéder au changement de pneus.

De ces trois ans d’attente, M. Donet, qui circule aussi en véhicule à assistance électrique depuis 5 ans, a fait autant d’économies que possible : ainsi, la vente de la deuxième voiture thermique du foyer a permis de préserver 6000 € par an en carburant. L’enthousiasme de l’heureux propriétaire est palpable : la route est longue jusqu’au centre de la France qu’il rejoindra en deux jours avec rechargement à mi-parcours. Bonne route !

Vous pouvez retrouver à ce lien l’essai de la Tesla Model S qu’a fait Jean-Baptiste.
Crédit photographique : François Mortier pour BlogAutomobile
Remerciements à Hélène Hendus pour cette invitation et à M. et Me. Donet pour leur disponibilité
Entretien avec M. Donet réalisé conjointement avec nos confrères de Wehicles.