La Golf, la Golf, la Golf…il n’y en a que pour elle ! La Coccinelle et ses quelques 21 millions d’exemplaires ne sont pas mal placés non plus dans la galaxie du constructeur. Pourtant, cette année, un autre modèle est à l’affiche chez Volkswagen : il fête ses quarante-et-un ans, se porte somme toute plutôt bien et en est à sa huitième génération, soit plus que la compacte fétiche de la marque qui n’a que sept opus au compteur.
Cette voiture, c’est la Passat : en cette année 2014, la familiale de la firme de Wolfsburg s’offre une cure de jouvence, et en profite pour enfiler de nouveaux soubassements. Mais sans bouleversement.

VW Passat 2015.1

Commercialisée depuis l’automne 2010, l’actuelle génération de Passat (la septième, donc) avait attirée les foudres des passionnés d’automobile : si ses qualités intrinsèques n’étaient nullement remises en cause, son design, à mi-chemin entre gros restylage et vraie nouveauté, avait interpellé. La face avant ainsi que l’arrière de la voiture étaient entièrement nouveaux. Mais le profil (portes, vitres latérales) provenait de la Passat précédente, sortie en 2005. Le dessin de l’intérieur ne bougeait pas lui non plus, à l’exception d’un nouveau volant, emprunté à la Golf VI. Les évolutions techniques étaient aux abonnées absentes, seuls les moteurs voyaient leurs puissances revues (légèrement) à la hausse, et à l’inverse, leurs consommations diminuer.
Aujourd’hui, la familiale allemande revient avec un nouvel opus, plus novateur qu’il n’y parait.

Esthétiquement, « c’est toujours la même histoire » (pour citer Edith Piaf) diront les mauvaises langues. Mais à y regarder de plus près, la Passat évolue : les mensurations tout d’abord, sont modifiées. La voiture est plus basse de 1,4 cm (ce qui donne une hauteur de 1 m 45), mais plus large de 12 mm (soit un total de 1 m 83). Si la longueur globale stagne à 4 m 77, l’empattement augmente cependant de plus de sept centimètres, et atteint les 2 m 79 de long, ce qui est de bonne augure pour l’habitabilité intérieure. Ensuite, le dessin se veut plus athlétique, plus élancé, presque plus sensuel (s’il est possible de parler de sensualité face à ces lignes rectangulaires d’une rigueur toute germanique). La ceinture de caisse est plus marquée, les pourtours de vitres épaissis témoignent du regain de standing de cette Passat.

La face avant adopte une calandre plus large, bardée de chromes. Elle suit le prolongement des phares qui, en plus d’être équipés (en option ou en série selon les version) de la technologie full-LED, s’inspirent dans leur forme du concept-car Cross Coupé, présenté voici deux ans et demi. Le design du bouclier apparaît comme très travaillé, surtout dans sa version R-Line, qui à l’image d’un kit S-Line de chez Audi, accroît l’agressivité de la voiture.
L’arrière apparaît plus classique : les feux de la berline demeurent très proche de ceux de l’actuelle génération. Le break (baptisé Variant) évolue davantage, avec une proue inspirée de la dernière Golf Sportsvan.
L’inspiration globale est cependant à chercher du côté de la limousine Phaeton qui du haut de ses treize années d’existence (un âge certain dans l’automobile), semble avoir inspiré les designers de la firme.
Cette Passat cru 2014 gagne en prestance, et paraît à première vue très statutaire : un point qui devrait séduire les futurs acheteurs chinois.

Même topo à l’intérieur : grand écran multimédia (12,3 pouces), larges aérateurs; la Passat veut en imposer. La planche de bord apparaît en effet très large, et relativement verticale.
La nouveauté essentielle tient en l’adoption de l’affichage tête haute, soutenue par un affichage entièrement digital des informations liées à la conduite, comme sur la nouvelle Audi TT. Compteurs, jauge de carburant, compte-tours : tout est numérique.
L’arsenal classique de sécurité composé, entre autres, de la surveillance de l’angle mort et de l’aide au créneau, viendra accompagner ces modifications.
Familiale oblige, un regard sur les dimensions du coffre s’impose : la nouvelle Passat berline gagne 21 litres de chargement supplémentaires (soit un volume total de 585 litres), là où le break récupère 47 litres (650 litres au total). Des chiffres très respectables : les Peugeot 508 berline et SW affichent respectivement 515 et 560 litres. Une Ford Mondeo SW culmine quant à elle à 549 litres.

Mais c’est sans doute sur le plan technique que le modèle allemand évolue le plus : il adopte le régime MQB. Was ? Modularer Querbaukasten : il s’agit de la nouvelle plate-forme « bonne à tout faire » du groupe VAG. Elle équipe déjà les Golf, Seat Léon ou nouvelle Audi TT. Ces nouveaux soubassements permettent à la Passat VIII de perdre jusqu’à 85 kilos selon les versions, ce qui favorise des consommations plus faibles et de meilleures relances.
Au niveau des motorisations, la palette sera riche, et s’étendra de 120 à 280 ch. Malheureusement, Volkswagen n’en dit pas plus pour le moment : il faudra se contenter de cette liste provisoire mais a priori très proche de la réalité, que Frédéric vous proposait il y a quelques jours :

La gamme des essences :

– 1.4 L TSI 122 ch
– 1.4 L TSI ACT (désactivation de cylindres) 150 ch
– 1.8 L TSI 180 ch
– 2.0 L TSI 220 ch
– 2.0 L TSI 280 ch

La gamme des motorisations diesel :

– 1.6 L TDI 120 ch
– 2.0 L TDI 150 ch
– 2.0 L TDI 190 ch
– 2.0 L TDI Biturbo 240 ch (ce nouveau bloc est annoncé avec un couple de 500 Nm et une consommation mixte d’environ 5.0 L/100 km)

Une variante plug-in hybride, reprenant l’offre moteur de la Golf GTE, rejoindra la gamme ultérieurement.

Prévue pour une commercialisation à l’automne prochain, la nouvelle Passat (qui pourra disposer en option de quatre roues motrices) prône ainsi l’évolution douce. Le premier prix, devrait avoisiner les 26.000€. En attendant, rendez-vous au Mondial de l’automobile pour la découvrir sous tous les angles !

Pour terminer, voici une vidéo, et d’autres photos « live » (cette nouvelle génération ayant été présentée aujourd’hui à Berlin) :

Source : Volkswagen.
Crédits photographiques : Worldscoop, Cochespias.