IMG_3744

Volvo nous a convié à passer quelque heures en compagnie de son nouveau haut de gamme : la famille 90. Au programme, une grande berline (la S90), un élégant break (le V90) et un SUV cossu, le XC90, ici présenté dans une version encore plus luxueuse baptisée Excellence. Revue générale.

Une chose frappe lorsqu’on découvre les trois modèles les uns à coté des autres : l’air de famille. Les phares ornés du fameux « Marteau de Thor » en guise de signature lumineuse (si si, regardez bien), la généreuse calandre barrée du logo de la marque, le capot long et plat… Pas de doute, ces trois-là dont liés. Volvo, pour des raisons de logique et de hiérarchisation de sa gamme, a regroupé ses porte-étendards sous un même suffixe : la famille 90. Adieu donc aux V70, S80 & XC90, place aux S90, V90 & XC90.

Dans la famille 90, je demande la berline.

On commence avec la S90. De premier abord, rien ne choque. Les designers n’ont pris aucun risque : tous les ingrédients d’une grande berline statutaire sont présents. Une grosse calandre, des optiques effilées, un capot gigantesque, un long empattement, un porte-à-faux avant et des surfaces vitrées réduits : ceci n’est pas une révolution. Mais le cocktail prend. La S90 distille une agréable élégance et un chic discret mais ravissant. Même la partie arrière et ses feux en crochets, qui m’avaient tant dérangés sur les photos officielles, rendent beaucoup mieux en vrai et arrivent à démarquer la grande Volvo de ses concurrentes. Les détails sont à l’avenant : la calandre incurvée est absolument sublime, les chromes sont où il faut, sans excès, la signature lumineuse est unique… En clair, ce qui est agréable avec de dessin de la S90, c’est sa cohérence. Un bon point.

L’intérieur, quant à lui, sera résumé en deux mots : à tomber. Alors, oui, la configuration très claire aide forcément, mais il se dégage de cet habitacle un vrai sentiment d’espace, de lumière et de sérénité. Voilà qui tranche avec les allemandes, qui n’hésitent pas à jouer sur la touche technologique, avec débauche de lignes droites, de cuirs sombres, d’aluminium et d’écrans dans tous les sens. Dans la Volvo, la technologie est bien présente, mais pas oppressante : on sent qu’elle est là pour nous servir et non l’inverse. La qualité des matériaux et des assemblages n’appellent à aucun reproche : très impressionnant. Du point de vue « aspects pratiques », l’habitabilité est royale, à l’avant comme à l’arrière (où la garde au toit reste plus que convenable, un bon point) et le coffre annonce 500 litres, de quoi partir en vacances l’esprit tranquille. Dommage simplement que l’ouverture de la malle soit à mon goût un peu trop exiguë…

IMG_3737

Côté tarifs, la S90 commence à 41 700 € avec le 4 cylindres diesel de 150ch et une dotation plutôt fournie, notamment chapitre sécurité : Régulateur adaptatif, direction active, détection des véhicules/cyclistes/piétons/grands animaux avec freinage automatique et airbags dans tous les sens sont de série. La commercialisation est prévue pour cet été ! Vous pouvez d’ors et déjà la configurer ici.

Dans la famille 90, je demande le break.

Ah, les breaks Volvo… Dire que je n’ai pas de sympathie pour ces autos serait mentir. J’étais donc excité comme une puce en découvrant ce V90 argent, beau comme un dieu nordique. Mais…attendez…qu’est-ce que c’est que ça ? Une lunette arrière inclinée ? Sacrilège !! Que va devenir le brocanteur remplissant son 850 jusqu’au toit grâce au hayon parfaitement vertical ?

IMG_3764

Bon, manifestement, le brocanteur en 850 n’a pas occupé une place majoritaire dans l’élaboration du cahier des charges. L’avantage d’une lunette inclinée ? Une allure beaucoup plus élancée, au détriment de quelques litres de coffre (avec « seulement » 560 litres, il se fait laminer par les 650l de la Passat SW et même par la Talisman Estate et ses 572l). Pourtant, avec 4,93m de long pour 1,87 de large, il devrait y avoir de la place pour quelques bagages supplémentaires ! Mais passons sur ce détail bien futile pour se concentrer sur cette superbe carrosserie. Là, vous en conviendrez, il n’y pas grand chose à dire, à part des adjectifs comme « majestueux », « classe » ou encore « c’pas trop mal » pour les plus blasés. Pour ma part, je trouve ce V90 plus élancé et équilibré que sa sœur berline ; ce qui est dans la mouvance actuelle de proposer des breaks encore plus jolis que les berlines (et ça me plaît).

IMG_3762

La planche de bord est strictement (et logiquement) identique à la S90, ce qui n’est pas pour me déplaire. Seule la garde au toit arrière est plus généreuse, ainsi qu’un accès au coffre forcément plus aisé (d’ailleurs, en parlant de coffre, j’émets quelques doutes sur la durabilité de la moquette claire). Mon seul petit reproche concerne le rabattage électrique de la banquette depuis le coffre : lorsqu’on appuie sur le bouton, l’assise arrière se rabat avec un très désagréable « schruiiii » (mais bon, je suppose que c’est un petit détail facilement rattrapable d’ici son arrivée en concession).

IMG_3752

Côté tarifs ? Il faut compter un supplément de 2 650 € par rapport à la S90, ce qui place de V90 d’entrée de gamme à 44 350 €, pour une commercialisation prévue d’ici la fin de l’année.

Dans la famille 90, je demande le SUV.

« Nan mais attends Jean-Baptiste c’est pas une nouveauté le XC90, on a même déjà eu un essai sur le site ! » C’est vrai. Gabriel, avec sa verve habituelle, s’en est occupé juste ici. Du coup, quel intérêt de l’exposer à cette présentation ? Parce qu’une nouvelle version vient d’arriver. Celle-ci se prénomme Excellence (rien que ça) et n’a d’autre ambition que d’être la Volvo la plus luxueuse de tous les temps (rien que ça). Si vous avez une très bonne mémoire, vous vous souvenez que je vous en ai déjà parlé. Pour les autres, cliquez . Pour les flemmards, un petit récapitulatif : cette version troque la banquette arrière pour deux sièges individuels, chauffants, électriques et massants. Entre eux, une console centrale referme des rangements, un frigo et même des flûtes en cristal -suédois, cela va de soi. On trouve aussi des tablettes qui se déploient un peu dans le style de ce qu’on retrouve dans les avions…même si leur déploiement/rangement n’est pas forcément des plus logiques ou pratiques. Le cuir est de qualité supérieure, le ciel de toit est tapissé de Nubuck, du joli bois court partout dans l’habitacle… On est bien. Seul le coffre pâtit un peu de la transformation, avec une baisse de la capacité de 290 litres -soit 431 petits litres restants. Une seule motorisation disponible, forcément la plus puissante : le T8 Twin Engine, développant 408 chevaux depuis son 2.0l essence et ses moteurs électriques. Tarif de base ? 124 200 €. Rassurez-vous, seulement trois options sont disponibles : la peinture métallisée « Exclusive », la TNT (pour regarder Les Feux de l’Amour) et une boule d’attelage (pour mettre la caravane).

IMG_3746

Voilà donc pour le tour général. En conclusion, s’il y a quelque chose que je devais retenir de ces trois modèles, c’est bien la pertinence de la proposition. Volvo tient là un haut de gamme cohérent, qui a enfin les armes pour se battre avec les grands du segments. La marque a toujours eu cette image de voitures discrètes et de bon goût mais sans réel sex-appeal. Ça, c’était avant : la famille 90 donne envie, se montre belle, qualitative, tout en préservant cette « âme Volvo », ce côté chaleureux, ce bien-être diffus qui manque si souvent dans la production germanique. J’ai hâte d’en prendre le volant 🙂

IMG_3766

Merci à Volvo pour l’invitation.

Crédits photos : Jean-Baptiste Passieux