Les fêtes de fin d’année à l’heure de l’automobile italienne, au rond-point des Champs-Élysées.

Pour fêter la fin de l’année, le Motor Village a concocté une exposition aux couleurs du Père Noël : rouge et blanc. Sans oublier une (petite) touche de vert, pour rappeler les couleurs du drapeau Italien. Et c’est Alfa Romeo qui est à l’honneur !

Alfa Romeo… au passé

Le passé glorieux d’Alfa Romeo et de sa couleur rouge sont mis à l’honneur au Motor Village. Au programme, une Disco Volante 1900 C52 et une Giulia TZ2. La première date de 1952, et doit ses lignes à la Carrozzeria Touring. Ses lignes vous rappellent peut-être une Alfa plus récente : la Disco Volante concept sur base de 8C Competizione. Néanmoins, c’est son aérodynamique profilée à l’extrême, grâce notamment à des passages de roues importants, qui valurent à cette sportive le surnom de « soucoupe volante », soit disco volante en italien. Le coupé exposé au dernier étage du Motor Village, en provenance du Museo Storico d’Arese, est le seul du genre à avoir été produit ; deux autres « Disco » spiders ont également vu le jour ; toutes trois étaient motorisées par un 2,0 de 158 chevaux, de quoi monter à 220 km/h.

La seconde Alfa, la Giulia TZ2, est une version dessinée par Zagato à partir de la Giulia de 1965. Seuls 12 exemplaires de la TZ2, qui reçut également une émanation moderne sur base de 8C, existent, tous produits par Autodelta. Son moteur 1,6 de 170 chevaux lui permettait d’atteindre 215 km/h, une allure qui pouvait être portée à 245 km/h au moyen d’un carter sec et d’un double allumage Twin Spark. La carrosserie, posée sur un châssis tubulaire (d’où le « T » de TZ : tubolare), est en fibre de verre, un matériau qui semble malheureusement se craqueler doucement notamment sur le capot de la TZ2… L’ensemble fait la légèreté de la voiture, qui ne pèse que 620 kg.

Alfa Romeo… aujourd’hui

Malgré une gamme réduite à 2 modèles de grande série et un de petite série, Alfa Romeo fait belle figure dans le Motor Village en exposant les dernières Giulietta et 4C, soient ces produits les plus récents. Le petit coupé biplace avait même été présenté pour la première fois en France à cet endroit même, en mars dernier. La Giulietta, lancée en 2009, a subi de maigres modifications cet automne, pour rester dans le coup face à une concurrence féroce sur le segment des compactes en Europe, avec un nouveau système d’info divertissement « U Connect ». Son design est resté intact sauf en ce qui concerne la calandre qui a été remaniée. Le modèle exposé dispose d’un 1.4 TB MultiAir de 170 chevaux avec un pack QV Sportiva. La 4C possède de son côté le 1750 TBI de 240 chevaux avec double embrayage, ce qui joint à son poids promis en-dessous des 900 kg permet des performances exceptionnelles : 0 à 100 en 4,5 secondes, et une pointe à 258 km/h ! Faute d’avoir pu l’essayer, nous n’en dirons pas davantage. Cette petite italienne reste un véhicule image plutôt qu’un véhicule de volume.

Et Fiat dans tout ça ?

Le propriétaire d’Alfa Romeo se devait, tout de même, de marquer sa présence au Motor Village. Las, point de grand changement au sous-sol, puisque c’est là que les autos de la Fabrique turinoise sont exposées. Des 500, comme d’habitude, presque les mêmes que précédemment. La 500 C « Barbie » est fidèle au poste, tandis que la 500 GQ a remplacé la 500 S. L’Abarth 500 C, longtemps restée sur la plateau central, est mise au coin, tandis que la 500 L Trekking est désormais couverte de mousse type neige artificielle. On saluera la présence d’une autre petite 500, une version Abarth reproduite au 1/18, enfermée dans une boule transparente : chose originale, les showrooms Peugeot et Toyota se sont cette année donné le mot pour exposer leurs miniatures dans de petites boules de Noël !

Crédit photographique : François Mortier pour BlogAutomobile.fr