La citadine chic de Citroën change de regard mais pas de visage à l’occasion d’un restylage.

Depuis février 2009 et la révélation du concept-car DS Inside, la DS3 de Citroën n’avait pas vraiment évolué. Hormis de nouveaux feux à effet 3D introduits en 2012 à l’arrivée de la variante Cabrio, aucun nouveau jeu de jantes n’est arrivé ni de changement fondamental intervenu. Tout juste des teintes avaient été ajoutées (Hickory, noir mat…) ou retirée (Mativoire), ce qui fait assez maigre lorsque la concurrence (Mini en tête) renouvelle constamment ses dotations cosmétiques. Pour son quatrième anniversaire en concession la DS3 est davantage modifiée, et surtout change discrètement de nom : on l’appellera à présent DS 3, avec un espace, pour mieux signaler l’émancipation du label DS.

Visuellement, ce restylage se remarque dans les optiques avant. Une nouvelle signature à diodes est observée, à l’intérieur d’optiques au graphisme retouché et intégrant à la fois DELs et Xénon, une première du genre. Les trois diodes des feux de route rappellent les « diamants » vus sur le concept DS Wild Rubis, le phare au xénon est lui présent pour les feux de croisement. Les clignotants proposent un halo défilant, déjà vu le concept DS Numéro 9 en 2012, et proposé sur l’Audi A8 via ses optiques « Matrix » : la DS 3 phase 2 est la première citadine à les adopter. Citroën en profite pour rappeler que les phares consomment désormais 35 % d’énergie en moins en feux de croisement, et même 75 % en feux de route. On promet une autonomie de 20 000 heures pour les diodes (de quoi les laisser brûler pendant 833 jours, pour les plus téméraires !). A l’arrière en revanche, pas d’évolution : les feux à filament des diodes effet 3D sont reconduits. Dès à présent, phares et feux sont traités avec la trame DS.

Côté technologie toujours, autre fierté de PSA, le freinage d’urgence en ville. Idéale pour une citadine, bien-sûr, notamment dans son univers de jungle urbaine. C’est le système Active City Brake (Frein de ville actif, pour ceux qui rechignent aux anglicismes bon teint) qui, jusqu’à 30 km/h, freine automatiquement le véhicule en cas de collision pressentie avec un véhicule devant la DS 3 par un capteur laser à courte portée situé dans le pare-brise, au pied du rétroviseur intérieur. Un système qui rappelle l’Opel-Eye et qui, là encore, était inconnu chez des citadines. Pour les collisions à plus basse vitesse, on a pensé chez PSA à une caméra de recul qui s’affiche sur l’écran du eMyWay (un système déjà vu… chez à peu près tout le monde cette fois).

Citroën a aussi, et cela devenait urgent, pensé à renouveler l’offre de personnalisation. Ainsi, le tableau de bord s’offre un bandeau à gravure laser baptisée « Irrésistible Paris » dont le décor strillé tel un code-barre évoque immanquablement la ligne d’horizon de la région-capitale, avec son Sacré Coeur, sa Tour Eiffel, son Arche de la Défense… On espère qu’il y en a d’autres en réserves pour satisfaire toutes les régions ! On retrouve désormais le décor du tableau de bord dans le bas de la custode, derrière l’aileron de requin/dauphin. Les photos officielles permettent d’admirer, outre la teinte Whisper du pack Faubourg Addict, un nouveau Blanc Nacré, ainsi que des jantes de 17  » diamantées à effet « faucheuse ». Leur cabochon est apparemment celui des chevrons et non celui du sigle DS.

Pour les moteurs, Citroën a bien entendu fait passer l’ensemble de l’offre sous la norme Euro6, de quoi réduire de 90 % les rejets de monoxyde d’azote d’après le constructeur. La gamme essence intègre le tout dernier 1.2 l 3 cylindres 82 chevaux PureTech, étrenné avec succès sur la Peugeot 308, et qui, doté de la boîte pilotée revue et corrigée et du stop & start, répond au doux nom de e-VTi 82 ETG. Il promet des consommations de 4,1 l/100 km pour 95 g de CO2. Au-dessus, un grand vide sépare ces 82 minous-vapeur des 155 lionceaux du THP, et des 207 tigres que déploie désormais le THP de la DS 3 Racing (qui gagne donc 5 félins, passant de 202 à 207 unités). En diesel, la DS 3 restylée offre les puissances manquantes à la gamme essence, avec des BlueHDi en 100 et 120 chevaux (respectivement 3,0 l/100 km pour 79 g de CO2 et 3,6 l/100 km pour 94 g de CO2, évalués sous le complaisant cycle NEDC).

La communication de Citroën résume tout ça dans un clip vidéo que vous trouvez ci-dessous : au programme, course-poursuite entre DS 3 et DS 3 Cabrio restylées dans Paris, des démonstrations de lumière, passage du pont de Bercy en concurrence avec un fier MP73 de la Ligne 6, un clin d’œil au Paris du quartier Beaugrenelle, et une capitale française éclairée distinctement fièrement du logo DS 3 !

Aucune nouvelle des tarifs ni de la date de lancement. Il est possible que ceux-ci interviennent rapidement, dès cet été, pour fournir un contrepoint efficace aux lancements des « essentiels » C4 Cactus et C1, pour mieux différencier DS et Citroën donc. On se demande dès lors pourquoi la calandre n’a pas été davantage retouchée (manque de moyens dans le budget, certainement…) ce qui aurait, via une face avant rapprochée des DS 5LS ou DS 6WR, permis de concrétiser l’émancipation de DS vis-à-vis de sa maison-mère. Ce sera pour plus tard… Dans ce nouvel état actuel, la DS 3 doit tenir jusqu’en 2016 avant renouvellement, et ce rafraichissement devrait l’aider pour rester dans le coup voire à disposer d’un léger coup technologique d’avance sur sa concurrence directe.

Galerie d’images complète ci-dessous :

Via Citroën