Merdum, il est 18h30 le 31 décembre et je m’aperçois à l’instant que nous en sommes à seulement 2 “dans le rétro” publiés alors que j’en vois encore quelques uns de mes collègues en brouillon. Coup d’oeil parmi les miens, je souffle en voyant apparaitre dans la liste “2018 dans le rétro de Maurice”. J’ouvre. Second merdum, il est vide ! On se motive ? Allez, on se motive ! C’est parti pour un “2018 dans le rétro” express mais pas bâclé, ce serait vous manquer de respect chers lecteurs, et j’espère que vous savez ô combien vous comptez pour nous.

Nombreux ont été les événements et essais qui ont marqué cette belle année 2018. Le Mans Classic, Goodwood Festival Of Speed, des essais toujours plus exclusifs. Alors même si j’ai largement eu le temps d’y penser, plutôt que d’établir une sorte de classement avec “mon meilleur essai”, “mon plus beau moment” etc etc, j’ai décidé de jeter quelques lignes comme ça, sans raison particulière, en n’écoutant que mes doigts tapoter sur le clavier au fur et à mesure… Et tant pis si c’est imbuvable à la fin, ah mais !

  • Retour à mes premiers amours 

On va parler un peu de moi si vous n’y voyez pas d’inconvénient, de toutes manières si vous avez bien lu le titre, c’est un peu le but de cet article. Mes premiers amours, sur le blog en tous cas et pour ceux qui nous suivent depuis un moment, c’est la MX-5. 6 mois sans elle et je n’ai pas pu résister, j’ai replongé pour une NC (troisième génération donc) avec le 2.0 L 160 ch. Mais ce n’est pas tout. Le millésime 2018 a fait son apparition fin 2017. J’en ai pris le volant en mai, à l’occasion des 10 ans du club MX-5 France et à travers l’édition limitée “Cherry Top”, à lire ou relire ici. Puis, le millésime 2019 est annoncé pour la rentrée 2018, l’occasion d’inaugurer le nouveau 2.0 L atmosphérique 184 ch, une réussite à bien des égards que j’ai eu plaisir à vous faire découvrir ici. Enfin, l’année ne pouvait se terminer au volant d’une autre que celui de ma voiture fétiche, et c’est à bord de l’édition Aki que je me suis aventuré décapoté jusqu’à -5°C sur les petites routes de Picardie, à retrouver ici.

  • Je suis ritale et je le reste

Les quelques jours précédent cet article, j’ai eu l’occasion de me pencher sur mes essais de l’année, et s’ils ont été une fois n’est pas coutume très nombreux, ils ont surtout été italiens. Une première fois au volant de la Maserati Quattroporte GTS en février, puis la découverte en juillet de la gamme Levante 2019 à l’occasion du Goodwood Festival Of Speed, une expérience inoubliable dans un cadre enchanteur pour tout amateur d’automobile. Mais le plus remarquable dans tout ça, c’est la découverte de la gamme sportive Alfa Romeo tout au long de cette année 2018. Le Stelvio QV en mai, la brutale 4C en août et enfin la Giulia QV en septembre. Une sorte de renaissance et un retour aux sources (la sportivité et la compétition) pour une marque qui s’était perdue durant quelques années, notamment lorsque la gamme ne comprenait plus que deux tractions peu évocatrices de la Dolce Vita pourtant si chère à Alfa.

  • Qui a dit “la passion se perd” ?

J’entends souvent autour de moi la même rengaine. “Avant on savait s’amuser”, “les voitures d’aujourd’hui n’ont plus d’âme”, “on ne sait plus se faire plaisir” blablablabla. STOP ! Les lignes qui vont suivre sont bien évidemment totalement et purement subjectives, libre à vous d’écrire que je suis le roi des idiots et que je pense comme un imbécile, d’ailleurs ça ouvrirait le débat. Je me lance. Est-ce qu’à l’époque des Ford GT40 et autres Ferrari 250 GTO on se disait “pfffff, ça ne vaut pas les Bugatti Type 35 de l’époque”. Est-ce que lorsque la Ferrari F40 est sortie, l’on s’est dit “un turbo ? Quelle hérésie !!”. OUI les voitures d’aujourd’hui sont plus assistées que jamais. OUI le monde cède à la mode du SUV. OUI le downsizing fait rage. Et OUI l’autophobie en France n’a jamais été si forte. OUI la pression fiscale à travers tout un panel de taxes des plus diverses et variées n’a jamais été si agressive. Mais si l’on prend un peu de recul sur ce que le marché automobile a à nous offrir aujourd’hui, on a également :
–  commencez par lire mon paragraphe ci-dessus, la renaissance d’Alfa Romeo est un bon premier exemple
–  la renaissance d’Alpine, saluée dans le monde entier
– un marché de “compactes sportives” des plus variés : Mégane RS, Civic Type R, i30 N, Leon Cupra, Golf GTI, S3, A45 AMG, Focus RS… (vous pouvez d’ailleurs aller jeter un oeil à notre comparatif ici).
– des constructeurs “passion” qui se portent à merveille : allez donc demander à Ferrari ou à Lamborghini l’état de leurs carnets de commandes.

Je pourrais continuer longtemps comme ça. Mais d’après ce que je vois, l’automobile plaisir ne s’est jamais aussi bien portée. Les voitures d’aujourd’hui sont plus sûres. La beauté du design n’est plus exclusivement réservé aux clients fortunés (regardez le travail fait sur les citadines actuelles). Si ce ne sont pas des signes encourageant quant à l’avenir du milieu qui me/nous passionne ?

  • N’arrêtez pas de rouler

Seulement 3 paragraphes et je pense déjà avoir fait le tour de ce que j’avais sur le coeur. Même pas une once d’un sentiment d’inachevé. Moi qui suis rarement satisfait de mes écrits, ça me fait tout drôle. Je pense avoir un peu moins de temps pour vous en 2019 chers lecteurs. Pour moi aussi du coup, car ce serait une calomnie d’affirmer que ma présence sur le blog n’est là que pour satisfaire un lectorat avide d’actualité automobilistique. Car on l’admet souvent seulement à demi-mot, mais qu’est ce qu’on se fait plaisir à essayer toutes ces autos… Aussi, et j’espère que vous en êtes convaincus, chacune de nos publications transpire avant tout la passion et un besoin/une envie inébranlable de partage, pour un contenu toujours plus qualitatif (on l’espère !) mais surtout, original et sans langue de bois. À l’heure où à l’étage du dessus on prépare les petits canapés et l’on débouche les premières bouteilles, il est temps pour moi de vous souhaiter le meilleur pour 2019. Une année de réussite, de plaisir en famille et entre amis, mais également pleine de lecture sur notre cher blog préféré (le vôtre aussi, on n’en doute même plus !). Vivez, roulez, partagez et n’oubliez jamais de profiter.

Crédits Photos : Mickaël Roux / Mathieu Bonnevie / Maurice Cernay